De couple, ou du couple ?
De couple, ou du couple ? Une seule lettre, et toute une posture clinique.
Quand un couple entre dans votre cabinet, qui est votre client ?
Lui ? Elle ? Les deux ? Leur relation ?
À l'École du Couple, notre réponse s'est radicalisée au fil des années :
« Notre patient, c'est le couple ! Par conséquent, nous ne faisons pas une thérapie de couple mais une thérapie du couple. »
Le couple n'est pas seulement la relation entre deux personnes. C'est une entité à part, entière, un organisme vivant, « un système supérieur à la somme des parties qui le constitue».

Concrètement, qu'est-ce que ça change ?
Prenons un homme de 45 ans, au chômage depuis longtemps, qui se met à boire. Sa femme s'en plaint.
On peut travailler ce que vit Monsieur : sa valeur, son rapport à l'alcool. On peut travailler ce que vit Madame : la déception, la solitude, la confiance ébranlée. C'est utile. Mais pour nous, ce n'est pas suffisant.
La question devient : comment cette situation transforme-t-elle ce couple ? Qu'est-ce qu'elle y provoque comme désenchantements, ruptures ou peurs ? De quoi ce couple a-t-il besoin ?
Et surtout, nous ne renvoyons pas Monsieur vers une thérapie individuelle pour « ne pas faire subir » sa dépendance à son couple. Car « c'est dans le couple que cela se vit et peut donc aussi se soigner ».
Dès la première séance, nous faisons exister une dynamique à quatre : les deux partenaires, le couple, et le thérapeute.
Et vous, dans votre pratique : qui est vraiment votre client quand un couple s'assoit en face de vous ?
Extrait et inspiré de : Anne Sauzède-Lagarde et Jean-Paul Sauzède, [titre], , « pratiquer la thérapie du couple » chez Dunod


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